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Glossaire numismatique

billon

ancien nom de certains alliages de cuivre et d'argent (> 50% de cuivre). Sous l'ancien régime désignait mes monnaies d'argent à bas titre.

coin

matrice de frappe des monnaies et des médailles

damasquinée

se dit d'une cuirasse incrustée de fils formant un dessin

délivrance

acte juridique qui confère à une rondelle de métal estampée la qualité de monnaie

denier

ancienne unité de masse valant 24 grains ou 1,272 gramme.

douzain

monnaie d'une valeur de 12 deniers, frappée en argent de Charles VII à Louis XIII, puis en billon.

écu

terme qui désigne les pièces d'argent de 5 Frs, ou, sous l'ancien régime, les pièces en or, en argent où figuraient l'écusson royal.

exergue

espace laissé libre pour l'inscription éventuelle d'un texte, d'une date ou d'un symbole.

flan

pièce de métal qui, découpée en disque à la forme de la pièce, et vierge de toute empreinte va être frappée.

franc

à l'origine, au XIVe siècle, le franc est une monnaie d'or frappée pour payer la rançon de Jean Le Bon, prisonnier des Anglais (1360). Le type en est un chevalier casqué, sur son cheval. Le chevalier est franc, c'est à dire libre, tandis que le roi est captif. Le franc correspond alors à 3,877g d'or fin. Un franc d'argent est frappé à Paris à partir de 1575. Cette monnaie ayant subi de nombreuses altérations, le franc cesse, sous l'Ancien Régime, d'être une monnaie réelle, mais subsiste en tant que monnaie de compte.

frappe

action de frapper un flan, d'abord faîte au marteau, ensuite selon la technique dite du balancier, la frappe se fait toujours à froid.

grain

ancienne unité de masse valant 0,053 gramme.

gros

ancienne unité de masse valant 72 grains ou 3,82 grammes.

jeton

pièce monétiforme qui n'ayant en principe aucun pouvoir libératoire, sert à compter ou à marquer.

liard

monnaie valant 3 deniers.

listel

au niveau de la tranche, afin d'éviter une usure trop rapide des motifs gravés, les pièces sont dotées fréquemment d'une saillie appelée listel, accompagnée souvent d'un rang de perles.

livre

ancienne unité de masse valant 2 marcs ou 128 gros ou 9216 grains ou 489,51 grammes.

marc

ancienne unité de masse valant 8 onces ou 64 gros ou 4608 grains ou 244,753 grammes.

médaille

pièce de métal frappée en l'honneur d'un personnage illustre ou commémorant un événement important.

méreau

pièce monétiforme ayant une valeur de convention pouvant se convertir en monnaie légale sous certaines conditions.

monnaie

ensemble de valeurs, matérialisées par des pièces de métal ou des billets de papier ayant cours légal, qui servent de moyen d'échange.

once

ancienne unité de masse valant 8 gros ou 576 grains ou 30,59 grammes.

ordre du Saint-Esprit

le plus illustre des ordres de chevalerie de la monarchie française. Il fut institué par Henri III en 1578, au coeur des guerres de religion, car le roi redoutait une "ligue" du parti catholique. Aboli à la Révolution, l'ordre fut rétabli par Louis XVIII et disparut en 1830.

parisis

se dit de la monnaie frappée à Paris à partir de Hugues Capet. A l'avènement du compte de Paris (987), la monnaie parisis devint monnaie royale. Philippe Auguste étendit la frappe des parisis au nord de la France, l'ouest émettant de la monnaie tournois, moins forte que la première. On frappa des parisis d'or (royal double) et d'argent (gros) sous Philippe VI et des deniers parisis de billon jusqu'au règne de Louis XII. La monnaie parisis subsista comme monnaie de compte jusqu'à Louis XIV.

piéfort

autrefois monnaie prototype exécutée à une épaisseur double, triple ou quadruple, pour servir de modèle. De nos jours pièce de collection au double d'épaisseur de la pièce normale à l'intention des collectionneurs ; la France est le seul pays au monde à continuer une telle fabrication.

Réforme

mouvement religieux dont naquit le protestantisme. La Réforme, qu’avaient plus ou moins lointainement annoncée les vaudois, Wyclif ou Jan Hus, a déterminé, au XVIe s., une partie de la chrétienté à se détacher de l’Église romaine et à rejeter à la fois ses dogmes et l’autorité du pape. À l’origine, les réformateurs, Luther surtout (le premier d’entre eux), n’envisageaient pas de créer des Églises indépendantes: ils espéraient que l’Église accepterait de rétablir un christianisme semblable à celui des origines et, par conséquent, débarrassé de toutes les adjonctions qui, au cours des siècles, l’avaient altéré. La rupture fut consommée avec l’excommunication de Luther (1520) et sa mise au ban de l’Empire (1521). Le luthéranisme se répandit en Allemagne, malgré l’opposition de Charles Quint; il prévalut au Brandebourg, en Hesse, en Saxe, au Wurtemberg et dans la plupart des villes libres. Les luthériens présentèrent leur Confession de foi (rédigée par Melanchthon et Camerarius) à la diète d’Augsbourg en 1530 (Confession d’Augsbourg): ensuite, le principe selon lequel chaque prince pouvait imposer sa religion à ses sujets fut admis à la paix d’Augsbourg (1555). Du vivant de Luther, sa doctrine s’était également répandue dans les États scandinaves et dans les pays baltes. Parallèlement à la Réforme prêchée par Luther, mais d’une façon indépendante, un mouvement analogue prit naissance en Suisse sous l’impulsion de Zwingli. Ce dernier mourut prématurément, et le Français Jean Calvin fixa les principes de ce mouvement de réforme distinct du luthéranisme (V. Institution de la religion chrétienne). Le calvinisme se répandit en France malgré l’opposition de François Ier et d’Henri II. À la fin du règne de ce dernier, quelque deux mille églises avaient été organisées; un synode clandestin, convoqué à Paris en 1559, adopta une Confession de foi rédigée en grande partie par Calvin. On appelle ce document Confession de La Rochelle parce qu’il fut confirmé, ultérieurement, au synode de La Rochelle (1570). La fin du XVIe s. a été marquée par des guerres dites de Religion, dont l’épisode le plus tragique fut le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Promulgué en 1598, par Henri IV, l’édit de Nantes accordait aux protestants le droit de célébrer leur culte. Mais cet édit fut révoqué en 1685 par Louis XIV et ce n’est qu’un siècle plus tard, avec la promulgation de l’édit de tolérance (1787) et les Articles organiques de 1801, que l’existence des Églises réformées put être officiellement consacrée. La Réforme calviniste se répandit assez largement en Europe, partic. en Hongrie, aux Pays-Bas, au Palatinat et en Écosse, souvent malgré l’opposition des autorités constituées. Une troisième famille protestante vit le jour en Grande-Bretagne sous le règne d’Henri VIII, qui détacha de Rome l’Église d’Angleterre et la soumit au roi en faisant proclamer par le Parlement l’Acte de suprématie (1534). Commençant à prendre sa forme définitive sous Édouard VI, successeur d’Henri VIII, l’anglicanisme s’imposa sous Élisabeth Ire après une brève tentative de réaction cathol. due à la reine Marie Tudor. Depuis l’Angleterre, la Réforme (partie. sous son aspect puritain) se répandit dans les colonies anglaises d’Amérique du Nord.

Renaissance

nom donné à une période de transformation et de renouvellement socioculturel des États de l’Europe occidentale, qui s’étend de la fin du XIVe s. au début du XVIIe s. Ce renouveau, qui eut son point de départ dans les cités-États d’Italie, prit des formes diverses selon le génie propre et les traditions de chaque peuple. On ne peut parler de rupture brutale avec le Moyen Âge, cependant les changements dans l’économie ont engendré des mutations sociales qui ont accéléré les mutations politiques, signant la fin de la féodalité. L’apparition de la notion d’État reste la caractéristique essentielle de la période de la Renaissance, dont les autres traits marquants sont l’accroissement démographique, l’essor des techniques (développement de l’imprimerie) et des échanges, l’urbanisation, la naissance d’une bourgeoisie d’affaires, l’éclat culturel (fastes de la vie de cour, goût de la fête et des œuvres d’art).

revers

côté de la pièce où en général, se trouve inscrite la valeur nominale, côté "PILE".

sol

ancien synonyme de sou.

sou

terme désignant tantôt une espèce de cuivre ou de bronze, tantôt une monnaie de compte valant 1/20 de livre.

teston

(de l'italien Testa = tête) premières monnaies d'argent représentant la tête du roi.

thaller

écu d'argent des pays germaniques

tournois

à l'origine, la monnaie tournois était frappée par l'abbaye de St-Martin de Tours. Après l'annexion de la Touraine par Philippe Auguste, elle devint progressivement l'étalon de out le royaume, l'mportant sur la monnaie parisis. Le système de compte dans lequel une livre tournois valait 20 sous et un sou 12 deniers resta en usage jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

tranche

surface engendrée par le pourtour de la pièce, la tranche peut être lisse, cannelée, inscrite, cordonnée, etc...

virole

moule d’acier circulaire dans lequel sont frappées les monnaies, les médailles.
 

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